Oh, you, pretty thing. / Nilma Riniem

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Nilma Riniem
Féminin
Groupe :
  • Renégat

Métier/Fonction : Renégate des plaisirs
Localisation : Gizeh, principalement.
Messages : 17
Date d'inscription : 23/12/2018
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Admin
Dim 6 Jan - 18:21

présentation

Pseudo : Zazu.
Source : Je crois que je suis une de celles qui l’a créé mais va savoir Cool
Code règlement :
Autre chose : Amusons nous bien !

NOM : Riniem.
PRÉNOM(S) : Nilma.
ÂGE : 20 ans.
SEXE : Féminin.
ORIGINES PARTICULIÈRES : Nilma possède les marques d’un métissage plutôt complexe. Dans ses yeux en amande et sa peau au hâle doux, on peut lire son appartenance à l’Orient, à l’Egypte. Mais ses traits gardent une empreinte européenne assez prédominante.
CLASSE : Renégate.
MÉTIER : Renégate des plaisirs.
DON : //
ORIENTATION SEXUELLE : Nilma ne laisse jamais ses préférences prendre le dessus. Homme, Femme, un Maître est un Maître, et nul n’a jamais sût où se plaçaient ses envies.
SITUATION FAMILIALE : Célibataire, sans attaches.
LOCATION/HABITAT : Nilma réside habituellement à Gizeh. Elle a été contractée par une maison close de renom, et son véritable Maître en est le gérant. Il est rare cependant qu’elle officie directement à la maison close, car les maîtres la font mander en différents endroits de l’Egypte. Ainsi, elle passe de Maître en Maître au bon vouloir des contrats que veut bien accepter la maison close, et peut être amenée à voyager de Louxor à Alexandrie, jusqu’à Suez.
CRÉDIT AVATAR :B&W study /Wojtek Fus.





 
caractère
  « Tu es une belle chose, Nilma, et les gens aiment les belles choses... Certains sont capables de tout pour pouvoir se les offrir. »

La jeune femme darde ses yeux captivants sur le monde, et derrière le lourd rideau de ses cils se profile un regard calme, intense.

« Tu as été façonnée pour être désirée, pour être convoitée. Le genre d’objet dont on ne devrait pas se lasser, quelque chose avec tant de facettes qu’on ne peut toutes les apercevoir la première fois... »

Et ses lèvres s’ornent de sourires, tous différents, mutins et joueurs, suggestifs, lourds de sens. Elle parle peu, se contente d’acquiescer, soumise au bon vouloir de ceux qui la louent. Pourtant c’est bien dans son regard que les sortilèges opèrent. Peut-être plus calculatrice qu’elle veut bien laisser paraître, la jeune femme sait charmer, en connaît tous les rouages. Elle est ce qu’on lui a apprit ; un objet de convoitise, l’un de ceux qui ne dit jamais non. Mais sa plastique ne fait pas tout le soin de sa gloire, bien qu’avantageuse. Nilma laisse parfois paraître des bribes d’un esprit observateur, instruit, aisément capable de suivre les conversations que lui imposent certains de ses Maîtres.

« Onze ans que tu vis sous mon toit, dans ma maison close... Et pourtant, Nilma, pourtant je ne sais pas vraiment qui tu es... »

Elle est l’objet de bien des convoitises, le fruit de moult fantasmes et fantaisies, mais elle demeure exactement telle que l’on veut qu’elle soit. Nul ne peut se targuer de la connaître, de connaître ses goûts et ce qui lui fait plaisir, car elle n’en fait jamais étalage. Il est bien dur de discerner un véritable sourire d’un feint, car elle s’entraine depuis si longtemps à ce jeu qu’elle a faillit par se convaincre elle même.  Sa personnalité est son secret le mieux gardé, ses pensées demeurent son unique espace privé, aussi ne les partage-t-elle jamais. Et ces faits ne font que renforcer le mystère qui l’enveloppe.

« Mais peu importe, au final, ma Nilma, car tu es à moi. Et ça, tu le sais bien... Ca ne changera jamais. »

 

 
histoire
La petite fille ramena ses genoux contre sa poitrine pour y déposer son menton, le regard vague. La chaleur écrasante du Sinaï abrutissait les foules, avortait les mouvements trop pressés. Aussi se contentait-elle d’observer, de regarder cet environnement dans lequel elle avait grandit. Tout était sale, ici, tout était coloré de ces teintes sable qu’elle ne supportait plus. L’eau avait goût de sable, la nourriture aussi, ses vêtements en étaient imprégnés jusqu’à la fibre... De sa minuscule main, elle chassa les mèches de cheveux crasseuses qui s’appesantissaient devant son visage, puis leva les yeux vers le soleil brûlant qui perçait le ciel du désert.

Demain, elle serait testée. Demain, peut-être, tout ceci serait terminé, peut-être qu’elle... Peut-être qu’elle pourrait quitter cet endroit.

Elle aurait pu l’appeler maison, elle aurait peut-être pu l’aimer rien qu’un peu... Le Sinaï était après tout le seul lieu qu’elle avait jamais connu, le seul  lieu qu’elle aurait pu considérer comme son foyer. Mais elle ne parvenait pas à aimer les visages marqués par la faim et la misère. Elle ne parvenait même pas à aimer la joie qui naissait parfois dans cet endroit qui était pourtant si triste. Elle rêvait d’autre chose, par de liberté mais... D’un peu plus d’eau, parfois, pour arroser son visage, ou d’un vêtement neuf, d’un sol régulier pour dormir. Elle rêvait d’une vie hors d’ici, simplement. Elle rêvait de sourires, de rires, d’amour peut-être, dans toute l’innocente de sa prime jeunesse.

 « Nilma, ça va ? »

Un petit garçon s’assoit à côté d’elle, elle lui prend la main en douceur. Yénil est le seul ami qu’elle ait jamais eu, le seul qui la comprenne. Ils ont le même âge et ses grands yeux bruns brillent si fort qu’elle ne peut s’empêcher de lui sourire. Oui, Yénil est son seul ami, son meilleur ami.

 « Je pense à demain. »
 « Moi aussi. »
 « Je me demande... Je me demande ce qu’on deviendra... »
 « J’espère que tu m’oublieras pas. »

Elle a un sourire, lève les yeux au ciel, puis change de sujet. Mais lui la regarde toujours, peut-être a-t-il peur d’en être séparé... Sûrement. Elle est comme une sœur pour lui, la seule famille qu’il ait jamais eu dans ce camp aux allures d’enfer. Ses prunelles douces sont fixées sur ce profil qu’il aime tant, ce beau profil, et il craint pour elle tout à coup, comme souvent lorsqu’il la regarde et qu’il pense au futur.

Elle est jolie Nilma... Vraiment jolie. Être trop jolie, ce n’est jamais bon, surtout pour eux.

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« La petite, là. » Les regards se fixent sur elle, Nilma ne bouge pas, garde ses yeux baissés vers le sol. Elle compte les pierres du sol sableux, examine chaque recoin, et la peur broie ses entrailles avec la force d'une main gantée de fer. « Elle est jolie, elle a bien neuf ans ? »
« Oui, neuf ans. »
« Elle fait plus, elle a l’air mure, bien comme il faut... Je la prend. Elle est belle, dans quelques années elle sera femme, et si je ne me trompe pas... Une sacrée femme. Hein, gamine ? »

Nilma, le regard toujours cloué sur ses pieds, n’ose pas relever les yeux. Elle se tient au milieu des autres enfants qui, comme elle, ont été choisis. De part et d'autre d'elle se tiennent des petits garçons aux grands yeux, aux longs cils, à la peau blême ou caramel, mais aussi des petites filles, grandes et petites, aux lèvres déjà charnues, aux mains délicates. Mais tous ont la particularité de posséder une beauté particulière, des traits fins, des complexions qui attirent le regard. Et elle se tient là, debout, en ligne. Renégate des plaisirs, voilà ce qu’on lui a dit. Parce qu’elle est jolie et qu’elle ne sait rien faire d’autre, ont-ils dit... Alors Nilma ne relève pas les yeux, ne répond rien, la tête baissée. Et son Maître rit.

« Déjà soumise. Parfait. »

_______________________________________________________________

La petite fille avance silencieusement dans le couloir, derrière une femme à l’air égal, vêtue de somptueux voiles. Son regard se promène, curieux, sur le décor luxueux qui l’entoure. Elle n’a jamais rien vu de tel, n’avait jamais vu la ville, jamais vu autant de visages propres et de sourires sincères. Elle n’a jamais entendu de musiques comme celles qui sont jouées ici, n’a jamais vu tant de couleurs, de maisons, de bâtiments et de formes. La belle Gizeh joue de ses charmes, la ville séduit l’enfant qui, de ses grands yeux à l’amande parfaite, se délecte de toutes ces choses qu’elle observe pour la première fois. Mais en ces murs, dans ce couloir, un autre univers lui a ouvert ses portes.
Dans les étages, elle entend les planchers craquer, elle entend les hommes, les femmes, les corps qui claquent, peau contre peau. Les cris, aussi, témoins d’une jouissance qu’elle n’est pas encore en âge de comprendre mais qu’elle va pourtant très rapidement devoir intégrer. Ici, les parfums sont forts, l’atmosphère est tamisée, ténue, secrète. Dans le ventre de Gizeh, dans le sein de la ville, les Hommes s’adonnent aux loisirs de la luxure et elle, petite fille qui deviendra trop vite femme en est la spectatrice discrète.

« Nilma, par ici. » La femme qui la guide, Sylvia, tourne à droite dans le couloir, passe une porte dérobée, et les entraine vers une autre partie de la villa, beaucoup plus tranquille. « Voilà. Dès que tu passes cette porte, tu es chez toi. Et rien ne peut t’arriver ici, petite. Aucune personne venant de l'extérieur n'est autorisée à passer cette porte. »

Le regard de l’enfant se pose sur la végétation luxuriante de la cour intérieure  qui se dévoile sous ses yeux, glisse sur les bassins d’eau fraiche qui percent le sol pavé, en contrebas de la terrasse sur laquelle elle se trouve. Des femmes et des hommes s'y sont retrouvés pour discuter, échanger, ou bien simplement se détendre. Nilma comprend, en les voyant, qu’ils sont comme elle ; des Renégats. Elle repense alors à tout ce qu’on lui a dit durant son enfance... Sur les conditions difficiles qu’elle devrait affronter, sur la douleur de leur situation, sur cette liberté dont ils ne profiteront sûrement jamais... Et en voyant ce faste, cette tranquillité, la beauté de cet endroit, Nilma se dit que les autres ont dû se tromper. Parce qu’elle n’a jamais rien vu de tel, n’a jamais respiré un air si pur, n’a jamais vu de visages si beaux, si propres, n’a jamais... N’a jamais eu de maison, avant.

Naïve, pauvre enfant. Elle ne sait pas encore ce qu’elle va devoir faire en ces murs, ne sait pas qui sont ces hommes et ces femmes qui lui lancent des coups d’œil discrets.

« Ténmeter, l’homme qui est venu te chercher au Sinaï après ta répartition, est ton Maître. Tu lui dois une obéissance parfaite et absolue. Il est la raison pour laquelle tu es ici, dans cet endroit, et pas dans une maison de passe douteuse dans les bas fonds de Louxor. Quand il parle, tu te tais. Quand il est présent, regarde le sol. Il a ajouté une close à ton contrat pour qu’on ne puisse pas te toucher avant tes quinze ans, petite. Et c’est une chance, rares sont ceux ici qui peuvent en dire autant. » Nilma a levé les yeux vers Sylvia et son profil statuesque. « Mais n’imagine pas que tu vas te la couler douce jusque là. Tu as beaucoup, beaucoup... Vraiment beaucoup de choses à apprendre sur l’art du plaisir, petite. Et sur les autres arts aussi. » Elle s’appuie à la balustrade de bois du balcon. « Les Renégats de plaisir ici ne sont pas des Renégats ordinaires. Ils sont formés, instruits, savent lire et écrire, et sont capables de parler anglais comme arabe. Ils doivent être capables de tenir une conversation construite, doivent démontrer de fortes qualités quant à l’art de la séduction ... En somme, ils doivent être désirés, toujours désirables, des perles. Et...  » Le regard impassible de Sylvia se posa sur elle, elle soupira. « Oui, nous avons du travail. Tu es loin... Bien loin du compte. Tu sors tout juste du Sinaï, hein ? Le voyage a dû être long. Tu sens terriblement mauvais. Commençons par te donner un bain, le Maître désire te voir après que tu te sois installée. »

La petite fille suivit Sylvia le long du balcon donnant sur la cour, puis pénétra dans une large pièce aux senteurs d'eucalyptus et de romarin. Les yeux grands ouverts, Nilma huma les arômes avec sur le visage un air d'extase non feint. Elle n'avait jamais sentit... De telles saveurs, de telles fragrances, cette fraicheur intense et aromatique, ces parfums revigorants, tout... Tout n'était que ravissement, une redécouverte des sens, un éblouissement des sinus et des pupilles. Sur l'ordre de Sylvia, la petite fille s'avança dans cette pièce claire et douce, découvrit des bassines remplies d'eau claire, des linges blancs et propres, une multitude de flacons aux ornements dorés, aux jolies formes gracieuses et teintées de toutes sortes de couleurs bigarrées...

« Déshabille toi. » Le regard de l'enfant, tout à coup incertain, se relève vers Sylvia qui la contemple, impassible et sévère. Ses petites mains se referment sur la frusque qu'elle porte, comme si elle avait peur de s'en séparer. Ses yeux se baissent, ballaient le sol et elle se balance d'un pied sur l'autre sans même s'en rendre compte. Mais le silence s'éternise, et Nilma comprend que Sylvia ne cèdera pas. Alors, après de longues minutes de malaise, l'enfant se débarrasse du seul tissus qui couvre son corps et se cache à l'aide de ses bras. Elle sursaute violemment quand la femme claque des doigts, rompant le silence épais de la pièce. « Bisma, viens ici. » Une jeune femme discrète, blonde, au visage quelconque, surgit d'un pan de mur, comme si elle avait été à l'affut du moindre mot. Sylvia pointa du doigt les vêtements de Nilma rassemblés en une masse informe. « Récupère... ça et demande à ce que cela soit brûlé. Ensuite reviens ici. Elle a les cheveux longs, ils doivent être infestés de poux, peut-être de puces... J'espère qu'on ne sera pas obligées de les raser. »

Bisma, qui devait être une Rénégate d'entretien, hocha la tête, ramassa le tissus avec un froncement de nez, puis disparu.

« Au bain, allez. »

__________________________________________________________________

« Mh. »

L'enfant se tient bien droite, comme lui a dit de faire Sylvia, et a fixé son regard sur une latte du plancher sombre. Son Maître, Ténmeter, l'observe depuis de longues secondes. Ses cheveux ont été peignés, lavés, peignés de nouveau, et de nouveau lavés et encore peignés... Tant de fois, si fort que son cuir chevelu a saigné. Et l'eau s'est rosie. Alors ils ont dû la changer... Puis elles se sont occupées de frotter sa peau pour enlever la crasse, à l'aide d'une brosse de crin, ont fait mousser les liquides contenus dans les petites fioles, et... Sans tout ce sable, sans toute cette terre, elle a redécouvert sa peau. Douce, veloutée, une peau d'enfant, et ses longs cheveux tressés, bruns, sentent bons. Ses ongles ont même été polis, coupés, limés, ils brillent de milles reflets... Tout son corps a été recouvert d'huiles parfumées et elle a pu laver ses dents. Elle n'avait jamais remarqué à quel point ces petites perles d'os pouvaient être si douces sans toutes les irrégularités qu'elle avait l'habitude d'y sentir.

« Mh. »

Il tourne autour d'elle, la scrute, s'approche parfois un peu pour prendre son bras, le lever, observer ses doigts fins, ou bien relever son menton et détailler son visage.

« Tu sais pourquoi tu es ici, Nilma ? »
« Non monsieur. »
« Maître. Non, Maître. » Précise-t-il calmement.
« Non Maître. »
« Mh. » Marmonne-t-il encore. « Donc, je pense que tu as une petite idée de la raison de ta venue, malgré ce que tu me dis là. Comme tu le sais, je suis ton Maître à présent. Et ici, c'est ma maison close, le Loup d'Argent. Depuis quelques années, elle est la plus réputée de la capitale et... Tu fais partie de cette maison maintenant, Nilma. Tu ne sais pas ce qu'est une maison close ? ... Non, bien sûr. C'est le lieu de travail des Renégats de plaisir. Et tu en es une, vois tu ? Alors tu es au bon endroit ! ... Tu ne comprends pas encore ce que ça veut dire, petite. Mais ne t'inquiètes pas, tu comprendras tout. Tu travailleras bien, mon cœur ? »
« Je... » Elle ne comprend pas. Mais a-t-elle le choix ? « Oui Maître. »

__________________________________________________________________

Ses dents se referment sur ses lèvres charnues, Nilma observe ses mains. Dans le silence, Bisma se tient derrière elle, et ses mains douces s'occupent de démêler les ondulations brillantes de ses cheveux. Cela fait bien longtemps que personne ne s'est occupé d'elle, bien longtemps qu'elle le fait seule. Lointaine est l'époque de son arrivée, six ans se sont écoulés déjà. Six longues années bercées du mystère complexe de l'apprentissage qu'elle a reçu. L'esprit et le corps, voilà deux choses qu'elle se doit de maîtriser, deux choses qu'elle a dû comprendre, apprendre, pour en arriver à aujourd'hui. Aujourd'hui, Bisma s'occupe de ses cheveux, de sa peau, de sa toilette, de ses vêtements, aujourd'hui est un jour spécial.

« Bisma ? ... Ça fait mal, c'est vrai ? »
« Je ne sais pas Nilma, personne ne m'a jamais touchée. » Bisma a été protégée, en ces murs. « Pour les hommes, non. Mais pour les femmes oui, enfin c'est ce qu'elles disent. Il est temps cependant, Quinze ans, c'est suffisamment vieux. Et l'homme qui t'a contractée a payé suffisamment cher. »

Nilma ne dit plus rien, la bouche scellée. A-t-elle peur, alors ? Elle a été formée pour cet instant, et pour tous ceux qui vont suivre... Elle connaît le plaisir, sait le provoquer, l'a éprouvé. Mais elle n'a jamais... Jamais... Donné cette partie de son corps.
Bisma lui tend la main, et les doigts graciles de Nilma viennent s'y loger. Et on l'entraine jusqu'à la petite porte dérobée qu'elle a passé il y a six ans. Six ans déjà. Elle n'est jamais retournée de l'autre côté avant ce soir.
Ténmeter l'attend derrière la porte, les mains croisées derrière le dos. Son regard la détaille, l'observe, glisse sur les formes suggérées sous les voiles transparents qui couvrent son corps.

« Je ne me suis pas trompé. » Il sourit, penche la tête sur le côté, puis s'écarte. Un homme se tient derrière lui, grand, dans la fleur de l'âge. Il est bel homme, brun, les traits saillants et fins, et Nilma ose lever les yeux pour l'observer, derrière ses longs cils noirs. Alors c'est lui... Il lui tend la main alors que Ténmeter se penche pour parler à son oreille. « Il n'oubliera pas cette nuit, n'est-ce pas mon cœur ?  »

__________________________________________________________________

« Dis moi... ? » La femme roule sur le ventre, le menton appuyé sur le dos de ses mains. Elle libère l'une de ses paumes, la glisse sur le ventre nu qui repose près d'elle. Elle savoure cette peau douce, veloutée, glisse sur une cuisse imberbe. « Nilma ? »
« Oui ? » La jeune Renégate relève le nez, allongée sur le dos près de cette femme. Elle sent ses caresses remonter, glisser sur son buste.
« Tu ne m'as jamais parlé de ta première nuit. »

Nilma se redresse lentement, dans une nudité complète, seule avec ce Maître qui l'a contractée pour tout le reste de la semaine. Cela se passe souvent comme ça, et depuis plusieurs années, la jeune femme passe bien moins de temps à la maison close. De Maître en Maître, de mains en mains...

« Oui... » Un sourire voluptueux traverse ses lèvres.
« On raconte tellement de choses sur ce qu'il s'est passé cette nuit là... » Le sourire de la Renégate ne s'est pas estompé et sa Maîtresse sent sa curiosité s'attiser. « Tu ne veux pas m'en parler ? »
« Disons que si j'en parlais, toute la légende ne serait rien de plus qu'une simple réalité... » Elle dépose un baiser sur les lèvres douces qui s'offrent à elle.
« Cette nuit a suffit à faire ta réputation, à l'époque. »

Nilma roule sur le corps alangui, un sourire aux lèvres.

« Je ne dirais rien de plus, tu le sais... »

Et bientôt, les questions ne fusent plus, effacées par d'autres saveurs.
 

 
opinion
Son point de vue ? Elle ne vous le donnera pas.

 


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